Chevelure mi sage, mi sauvage, grand sourire et retenue, Vincent 43 ans est aux aguets ou au taquet. Il l’a toujours été, il le sera toujours. Un immense appétit de vie, des talents trop nombreux, de multiples occasions de réussir sa vie ou de la détruire. Drôle de question d’ailleurs… réussir sa vie ou réussir dans la vie ? Réussir à trouver le bon terreau pour révéler ses talents est vraiment ce qui nous réunit bien au-delà de ce que nous sommes pour contribuer à notre échelle à faire pousser ces graines de projets qui peuvent bouleverser le monde d’aujourd’hui, le monde que nous laisserons à nos enfants et petits-enfants.

Je découvre un homme humble, cultivé et passionnant avec des rêves à foison, puisqu’il ose enfin laisser briller sa lumière ! Il sait combien la vie est précieuse à commencer par la sienne. Il aurait pu sombrer, il a choisi de se relever : « sept fois par terre, huit fois debout ». Il me confie avoir été un homme foudroyé dans le sens où le début de sa vie s’est construit sur beaucoup d’illusions. Lorsque tout s’est effondré en couple après vingt ans de vie commune il a du faire preuve de résilience à de nombreuses reprises. Comme un loup gris solitaire son animal de pouvoir il sait combien il est dur d’errer, de se retrouver sans meute et sans petits, sans nourriture parfois, à chercher de nouveau sa voie. Patiemment, il passe d’un monde du « il faut » dicté de l’extérieur, au monde du «je souhaite » qui vient de l’intérieur. La nature est pour lui un vrai chemin de salut et de guérison pas seulement de sa propre vie mais aussi bien au-delà de lui…

Ce qui est surprenant et magnifique avec Vincent ce sont ses multiples facettes. Il a cette force du leader qui cherche à fédérer et à faire grandir. Il est résolument visionnaire. Il se veut acteur, moteur, mais pas sous les feux des projecteurs…

Peux-tu nous parler de ta vie professionnelle ?

vincent-bichelbergerAvec plaisir. J’ai eu 3 vies professionnelles. Tout d’abord une expérience de 8 ans dans le monde du livre : de libraire – pour me payer mes études de Droit – à représentant, puis en maison d’édition.

Fin 2000 je rentre dans le notariat, deviens clerc de notaire, puis devient un « ovni » hyper spécialisé en immobilier, avec un sens du client très développé « sans forcément obéir aux règles » : je me suis toujours comporté en intra-preneur.

En 2006, j’ai ré-intérrogé ma pratique pour mettre à bas certaines traditions et de manière expérimentale et empirique, j’ai mis en place la méthode Guépard, un outil de satisfaction client, très rodé et efficace déjà à l’époque et qui répond aujourd’hui aux secousses que connaît le notariat du fait de la loi Macron.

En 2010 je quitte le notariat pour me lancer dans ma 3ème vie. J’entre alors dans une vie chaotique et palpitante d’entrepreneur autour de ma passion des arbres. Pris en couveuse d’entreprise, j’ai pour projet de créer une société dont le but est de mettre à disposition des bacs dans les jardins en utilisant le BRF (une technique canadienne). Au bout de la démarche, le couperet tombe : la création ne peut pas ses faire car le business model requiert un fond de roulement que je n’ai pas. Pourtant, ces bacs fonctionnent sans eau et produisent entre 2 et 10 fois plus de rendement. C’est extraordinaire ! Le modèle aurait pu fonctionner, il sera peut-être temps de le faire vivre un jour autrement.

J’ai alors demandé à mes proches quelles étaient mes compétences. Ce qui est ressorti de manière unanime était l’immobilier. J’ai un vrai talent et une grande expertise dans le domaine. Je monte actuellement une société qui révolutionne le milieu de l’immobilier. Je souhaite créer un cadre d’indépendance et de conseil éclairé bienveillant et très professionnel…finalement, cela se rapproche très fortement de ce qui se passe dans le notariat.

Le facteur d’indépendance qui permettra à mes collaborateurs de donner des conseils éclairés – mon idéal serait qu’un jour l’un d’eux puisse dire à ses clients « ne vendez pas, ce n’est pas la meilleure solution pour vous » – et de les doter d’une trésorerie d’un an.

Est-ce que tu peux nous raconter une anecdote qui a transformé ta vie ?

toujours-aimé-vincentQuand je me suis retrouvé en état de fragilité extrême j’ai eu une immense gratitude envers mon frère Arnaud. J’avais été dur et injuste avec lui, mais il m’a dit « je t’ai toujours aimé et je t’attendais » Il avait eu cette constance d’amour que je n’avais pas su garder. Il me disait : « Peu importe tes actes, tes paroles, je t’accueille ! » il avait toujours été là et je n’avais pas su le voir. C’est très proche pour moi de la parabole du fils prodigue, on pourrait dire le frère prodigue… Tout m’avait été donné, je suis parti puis revenu et j’ai été accueilli sans jugement. Depuis ce jour-là nous sommes les meilleurs amis…c’est mon « frère-ami ». Nous sommes dans la complémentarité et dans l’apaisement, c’est magnifique.

Ça a aussi ré-ouvert une voie avec ma sœur. Nous ne sommes plus dans la compétition, mais dans l’admiration. Je l’admire beaucoup et ça me nourrit.

Quand est-ce que tu as pris conscience du pouvoir de la gratitude ?

J’en ai pris conscience de manière très progressive et étonnement au travers d’une période de ma vie où je manquais. Pas de domicile, pas d’argent, parfois pas de quoi manger… Au moment où j’avais de quoi manger j’appréciais, au moment où j’étais logé c’était formidable ! Ça m’a fait renouer avec des expériences de scoutisme enfant où la vie était dure en forêt. On dormait mal, on se lavait peu, on était en pleine nature, c’était très spartiate, c’était intense et fort. Quand je rentrais j’appréciais tellement le confort du quotidien et surtout une bonne douche chaude et des vêtements propres. Le manque crée la gratitude. Et puis un jour dans ma vie j’ai décidé de travailler sur un point très particulier : je râlais beaucoup. Le livre « J’arrête de râler » de Christine Lewicki a changé ma vie. Une simple habitude peut changer la vie… et réorienter les choses. Aujourd’hui ça fait partie de mon hygiène de vie.

Si tu avais 3 conseils à donner, quels seraient-ils ?

Le premier c’est commencer la plus belle histoire d’amour que l’on puisse jamais vivre, c’est celle avec soi-même. Ca durera toute la vie et c’est formidable.

Le deuxième c’est d’avoir le courage d’être pleinement soi-même et j’invite chacun à regarder une vidéo de Derek SIVERS « how to start a movement » je l’ai regardé de très nombreuses fois et elle m’inspire encore.

Avoir le courage de suivre quelqu’un qui vous inspire, je souhaite inspirer et être inspiré sans cesse en offrant ce que j’ai de plus beau. Plus je donne plus je reçois…

Le troisième c’est de retrouver cette capacité d’émerveillement pour ré-enchanter le monde. Si on s’aime et si on a le courage d’être soi-même chacun de nous peut devenir un exemple et rentrer dans cette magnifique danse où chacun peut briller de plus en plus.

Je sais que tu as beaucoup de projets passionnants. Si tu choisis de nous en partager un, qu’est ce qui te motive au-delà de toi ?

planter-arbres-bichelbergerPlanter un milliard d’arbres. Le jour de mes 40 ans je suis allé planter des arbres chez les Bishnois en Inde une communauté hors caste. Nous en avons planté 600. La prochaine fois que j’y vais j’en planterai 10 000.

J’ai lu beaucoup de livres sur les arbres et l’agro foresterie sans savoir vraiment pourquoi. Un jour que je désespérais de pouvoir mettre ce projet de plantation en route, j’ai trouvé « par hasard » dans un carton un livre « Le sol fait le climat ». C’est parce que le sol est désertique que le climat l’est et pas parce que le climat est désertique que le sol est devenu du sable. Ça a fait l’effet d’une bombe chez moi.

Nous sommes capables d’inverser le processus. Tout est encore possible. Il suffit de s’y mettre et nous sommes nombreux à le faire. Il y a des moyens fous aujourd’hui. Des drones qui envoient des graines par exemple.

Soit on utilise beaucoup de personnes avec peu de moyens et l’on peut re-forester en masse, soit on utilise des moyens hyper techniques, pourquoi pas les deux ? Quel est le meilleur moment pour planter un arbre ? Il y a 40 ans. Le résultat est le fruit d’une décision qui a demandé 5 mn….

Le projet professionnel qui m’anime est également de créer un réseau d’agences immobilières et je fais le parallèle avec les arbres. Puisqu’il faut des millions d’euros pour planter 1 milliard d’arbres, mon projet dans l’immobilier peut et va y contribuer. L’agent immobilier est comparable à un arbre en tissant du réseau local, ses racines… Sa rectitude morale et dans les affaires, c’est le tronc, la forme de ses branches, le fait qu’il soit majestueux c’est sa notoriété.

C’est à ce moment-là que le système est auto-suffisant et vertueux. Deux conditions cumulatives sont nécessaires pour parvenir à ce stade.

La première : S’inscrire dans un système bienveillant (c’est la bonne terre) : C’est le cas avec le réseau Beléden, qui notamment est très respectueux des hommes et des femmes.

Pour exemple, alors que je suis le dirigeant pour Paris et cinq départements de la petite couronne, mes collaborateurs gagnent 7 fois plus que moi sur les honoraires de transaction : c’est eux qui fournissent un travail de terrain, difficile, et sont donc rémunérés en conséquence.

La seconde : c’est la qualité de mes collaborateurs (la bonne graine) et j’ai choisi des gens, autant qu’ils m’ont choisi, parce qu’ils sont intègres, autonomes, responsables et savent travailler en équipe.

Cependant, même une bonne graine dans une bonne terre a besoin de temps pour pousser (ou payer son loyer) et c’est pourquoi je veux que mes collaborateurs soient indépendants financièrement grâce à cette dotation de trésorerie initiale.

Finalement, la première forêt que je dois construire c’est une forêt humaine.

Aujourd’hui, j’ai réuni deux des trois éléments fondamentaux : L’humain avec mes futurs collaborateurs – et des retours très positifs du notariat. Ne reste que l’aspect financier pour créer cette indépendance de conseil et qui sera gage de longévité donc de réussite.

Y a-t’il un moyen de t’aider à mieux réaliser tes rêves ?

jouer-petit_williamsonoJ’aimerai inviter les gens à trois choses.

1. Parler du projet de plantation des arbres qui nécessite beaucoup de ressources et notamment du financement

2. Me contacter pour que je puisse voir dans quelle mesure nous pouvons travailler ensemble. Je cherche des « real angels », mes collaborateurs qui seront des agents immobiliers nouvelle génération…

3. Participer de manière active à la création du projet de réseau d’agences immobilières, en levant des fonds nécessaires pour avoir un environnement suffisamment solide pour être indépendants.

Vous pouvez contacter Vincent Bichelberger à l’adresse mail suivante : vincent.bichelberger@gmail.com

Une immense gratitude à Vincent qui m’apprend à voir encore plus grand avec vous tous ! Plus nous nous entourons de personnes qui voient la grandeur qui est en nous, plus nous pouvons servir le monde !