Je me suis réveillée ce matin avec une phrase magnifique incarnée au quotidien par mon ami Christophe Bichet, qui nous a déjà livré dans un bel article ses 3 clés du bonheur. Cette phrase il l’a prononcé lors de notre première conférence sur le Gratiflow qui a eu lieu lundi dernier. La voici à méditer et à appliquer : « Plutôt que de vivre chaque jour comme si c’était le dernier, que se passerait-il si on vivait chaque jour comme si c’était le … premier ? »

Se souvenir de son histoire

pense-possible-chris-bichetPour mieux comprendre la valeur et la force de ces mots, il faut les replacer dans leur contexte. Christophe est atteint d’une maladie génétique rare avec une espérance de vie courte selon la science. Les multiples opérations traversées auraient pu entamer son envie de vivre.  Or ses nombreux rêves, ses joies, ses défis choisis vécus dans le flow lui donne une force peu commune et font mentir toutes les statistiques sur sa maladie… Il est aujourd’hui l’un des meilleurs grimpeurs au monde, préparateur mental de l’équipe de France d’Escalade, coach et conférencier. Or il entendait régulièrement les médecins lui dire : « Vivez votre journée comme si c’était la dernière ! »

Moi qui ai perdu mon petit frère de noyade accidentelle, emporté dans la force de ses 16 ans alors que j’en avais tout juste 18, je dois dire que cette phrase m’a longtemps hantée aussi… Or je prends conscience maintenant de son pouvoir mortifère !

Paralysie et émerveillement

Je me souviens comme si c’était hier du double mouvement intérieur de mes pensées, de mes perceptions, de mes faits et gestes le lendemain de la mort de mon frère. A la fois la paralysie et l’émerveillement. Moi je suis en vie mais ce frère tant aimé ne l’est plus !  Je me sens comme morte, et j’entends aussi plus fortement le rythme de ma respiration, de mon coeur. Je me dis « la vie est un miracle ! » en me réjouissant d’entendre le pépiement des petits oiseaux. Je me dis aussi atterrée : « la vie ne tient qu’à un fil ! » Pourquoi ?

J’ai entendu de nombreuses fois cette phrase : »On ne sait jamais ce qu’il peut arriver, il faudrait vivre comme si c’était notre dernier jour ! » Ces personnes bienveillantes ou maladroites devant ma douleur pensaient m’aider…  Même si je crois que nous sommes éternels et que la vie après la mort existe, quelle force et quelle consolation pouvais-je trouver dans une telle sentence qui tombe comme un couperet de guillotine ? Le fait est qu’il y a 25 ans, je n’en avais pas conscience… Je crois que j’ai même vécu avec cette phrase obsédante dans ma tête pendant très très longtemps… comme si elle pouvait m’aider. Je comprends grâce à Christophe qu’elle a du bloquer toute l’énergie de vie qui demandait à s’exprimer à travers mes nombreux talents et que la période de deuil a été terriblement longue en partie à cause d’elle ! C’est parfait et je suis vraiment en paix avec mon histoire, je suis très heureuse de cette prise de conscience aujourd’hui !

Le premier jour du reste de ma vie !

Comment construire ma vie si j’imagine que demain je ne suis plus sur cette terre ? Cette vie ci est un cadeau inestimable à honorer chaque jour ! Aujourd’hui je suis pleinement en route pour chérir ma vie et vivre mes multi talents en entrainant dans mon sillon ceux qui croisent mon chemin ! Quelle joie, quelle force, quel bonheur à construire chaque jour !

Ecrire est thérapeutique, vivre ses talents est thérapeutique, grimper est thérapeutique, je l’ai appris aussi grâce à Christophe dans ce magnifique article : Escalade et dépression.  Pour résumer la gratitude et le flow nous propulsent au sommet mais ça vous le comprendrez plus intensément si vous venez nous écouter le mercredi 17 février à 19h au centre de Paris ! Il reste quelques places, c’est par ici : Conférence sur la recette du gratiflow le 17 février.

Enfin savez-vous que la gratitude accélère la résilience et la guérison ? Quelle joie de le vivre ! Prenez soin de vous, vous êtes chacun une merveille !

Que vous inspire cet article ?