Voici un 2ème témoignage que j’ai fini en pleurs… de gratitude… Un immense merci à Karine qui a osé se lancer.
Le 09 mars 2010, mon cœur, mon corps, mon âme, ont découvert la définition de ce mot si magique la gratitude.
Je n’en connaissais pas vraiment la définition avant. J’avais plus pour habitude de l’angoisse, de la tristesse, et même parfois de la plainte. Je l’ai découvert vraiment à un étrange moment.
Un moment bouleversant, un de ces événements  qui arrive une seule fois dans une vie.
Un moment triste et en même temps remplis d’une gratitude infinie, qui me nourrit encore tous les jours.
J’étais dans une chambre d’hôpital, le seul homme qui avait accompagné chacun de mes moments de vie, était là allongé sur un lit blanc.
Des hommes en blanc et bleu, nous avaient expliqué que la vie allait s’en aller de ce cœur qui le premier m’avait appris que l’on pouvait aimer quelqu’un inconditionnellement.
Le sang allait arrêter de couler dans les veines de ces bras qui m’avaient tellement enlacée quand petite fille je voulais être rassurée ou juste aimée et admirée.
Sa voix avait perdu son timbre qui lui donnait tant d’éloquence, quand il savait m’écouter et me guider en me laissant pourtant mon libre arbitre. Que seule moi avais décidé de ne pas forcément prendre. Son sourire était là.
Le sourire rassurant et réconfortant d’un papa regardant juste son enfant devant faire face  à une nouvelle étape de vie. Il savait que cela allait être difficile et en même temps dans son sourire et son regard, il me disait que j’avais la force de la franchir.Son regard a été limité dans le temps surement, mais il était si intense qu’il me regarde encore.Ce regard ou le mot gratitude a pu prendre toute sa définition.
La gratitude d’être et d’avoir été ce que nous sommes l’un pour l’autre.
La gratitude de l’avoir eu lui comme père, et d’apprendre à l’aimer pour l’homme qu’il était.
La gratitude d’être devenue celle que je suis grâce à lui.

La gratitude d’avoir eu ce moment où j’ai pu lui dire comme je l’aimais , comme j’étais fière de l’avoir eu comme père, comme il avait été juste génial comme papa.
La gratitude d’avoir eu la possibilité de vivre cet instant de partage au-delà des mots, au-delà même du regard.
La gratitude de juste pouvoir lui dire au revoir.

La définition de la gratitude, je l’ai découverte avec un effet à retardement, car le mélange des émotions me la fait comprendre un peu plus tardivement, mais c’est à ce moment précis que j’en ai découvert sa puissance.

Elle me nourrit encore, elle est là simplement là, comme son regard.

Karine L