Pour nous parler du savoir vivre qui nous ouvre le chemin de la gratitude,  j’ai la joie de recevoir Inès qui va se présenter à nos lecteurs.

Bonjour à tous ! Je suis une maman de l’est parisien, professeur de lettres, et auteur illustratrice. J’ai découvert  ma vocation d’enseignante lors de mes années de scoutisme, et depuis toujours mes priorités vont vers les enfants, leur épanouissement affectif, moral, et spirituel. Je m’y emploie par différentes activités : mon métier de prof, les livres que j’écris et illustre, et mes spectacles.

 

 Quels sont tes talents spécifiques d’artiste ?


Ines de Chanterac

Ines en bord de mer

Ils sont assez divers mais vont toujours dans le même sens : la recherche du beau, qui est un magnifique vecteur éducatif, en plus d’une clé pour aimer la vie. Je dessine et peins depuis toujours, et j’ai concrétisé cette passion par une formation d’illustratrice, afin de mettre moi-même en image les histoires que j’écrivais. Je monte aussi des spectacles de marionnettes, un « art » assez complet qui inclut le modelage (pour les visages), la peinture des décors, l’écriture des scénarios, et surtout un échange avec les petits spectateurs : le meilleur moment !
Mes travaux se trouvent  sur ce site pour découvrir les illustrations et sur celui ci pour les spectacles de marionnettes.

 

Pourquoi le thème du savoir vivre ?


Les deux petits livres « A l’école de Séraphine« , et « les bons petits diables de Séraphine«  parus aux éditions Téqui sont deux tomes d’un « 1er manuel de savoir-vivre » ludique et amusant, pour les 4-10 ans. Au-delà d’un « savoir-vivre », c’est un « savoir-aimer » qui y est en filigrane, puisqu’on y voit le le lien entre un certain regard sur l’autre, et les comportements attentifs et respectueux que ce regard d’amitié implique. Montrer aux enfants l’importance d’une vie harmonieuse les uns avec les autres est un chemin de bonheur pour eux, mais aussi un enjeu pour la société qu’ils construiront.

 

Petit peuple des forêts

La magie des feuilles

J’ai écrit également « Petit peuple des forêts«  aux éditions du Jasmin, autour d’images fascinantes d’Eliane Jules : des feuilles collées de différentes essences, transformés par sa peinture en personnages merveilleux : clowns, ballerines, poètes, musiciens… C’est un herbier poétique, où les enfants apprennent à reconnaître les feuilles d’arbres tout en passant un moment « magique ».

Dans ce livre il n’y a pas de message. C’est seulement une invitation à rêver, à mieux regarder la nature, de plus près, autrement. Ces images mises en poèmes guident le regard, montrent ce qui est beau, ce qui nous est donné de voir, simplement ; en prenant juste la peine de baisser les yeux, de regarder à nos pieds ces feuilles tombées, diverses et belles.

 

Quel est ton message ?

 

Dans « A l’école de Séraphine«  et « Les bons petits diables de Séraphine« , c’est un message somme toute assez évangélique ! « Aimez-vous les uns les autres », et « ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse ».. C’est l’objet de ce « premier manuel de savoir-vivre » qui va bien au-delà de la politesse.

Au lit cabotin

Illustration de l »épisode « au lit cabotin »

Je pense aussi à cette belle phrase de Jeanne Cappe, auteur de livres pour enfants dans les années 40 :

« Arrivé au bout du livre, l’enfant doit avoir compris qu’il a un rôle à jouer dans le monde, une mission à remplir, qu’il est là, lui si petit, mais appelé à grandir, pour empêcher l’humanité de disparaître, qu’il est là pour conserver intacte la somme de bonté et d’honneur contenue dans le monde, et que dès lors, chacune de ses actions a son retentissement« .

Cet appel à la responsabilité des tout-petits, chacun à leur mesure, est une marque de confiance qu’eux-mêmes attendent. Savoir qu’ils ont la possibilité, à la place qu’ils occupent (une cour de récré, une chambre d’enfants) de rendre le monde plus humain, les aide à grandir ; et à forger doucement leur idéal d’adulte.

 

Comment le savoir vivre peut faire entrer dans la gratitude ?

 

Si l’on comprend que le savoir-vivre est une façon d’aimer, une forme de délicatesse qui rend heureux autour de soi, il est source de gratitude. Un vrai « merci » rend reconnaissant, un « bon-jour » sincère  = « que votre jour soit bon » est une forme de « bénédiction », dans le sens étymologique = dire du bien, souhaiter du bien. Une expression médiévale disparue (sauf dans le vocabulaire religieux) illustre bien cet « aller-retour » de gratitude, où celui qui donne reçoit à son tour : « Grâces vous soient rendues » !

Je pense que la faculté d’émerveillement des enfants, cette curiosité et ce désir de tout connaître, est une preuve de l’immense potentiel créateur de chacun d’entre eux : à nous de les aider à développer leurs talents, à garder confiance dans le monde qu’ils découvrent pour qu’ils sachent bâtir, à leur tour !

Un grand merci Inès !

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