Alexandre Jollien puise sa joie profonde dans la rencontre de l’autre et dans l’acceptation de ce qu’il est. C’est un homme libre, audacieux, curieux, amoureux, chercheur de sens dans un corps longtemps mal aimé car lourd et différent. La gratitude tient pour lui une place cruciale, elle nourrit et embellit son existence.

Une heureuse dépendance

« La gratitude est essentielle si l’on veut avoir une réelle compréhension de soi. A certains égards, cette idée est profondément contre-culturelle. La psychologie moderne a fortement mis l’accent sur l’autonomie et l’autosuffisance. La gratitude toutefois requiert d’affirmer notre propre dépendance par rapport aux autres et de reconnaître le besoin de recevoir ce que nous ne pouvons pas nous procurer seuls. Tant que nous n’admettons pas cette dépendance, la gratitude reste au mieux une potentialité. » Cet extrait du livre « Merci, quand la gratitude change nos vies » de Robert Emmons résume l’état d’esprit d’Alexandre.

En quête de sens

liberté-intérieure-jollienDe 3 à 17 ans il grandit dans un institut pour handicapés en Suisse et puise sa force dans cette complicité et cette force de l’amitié vitale à la survie.
Contre toute attente c’est en sortant et en cherchant à vivre comme tout le monde qu’il perd cette joie profonde. La lecture de Platon provoque en lui un tel choc qu’il décide de faire des études de philo…

Il aime cette conception de la philosophie comme un choix existentiel partant de l’intuition d’Erasme selon laquelle on ne nait pas homme, on le devient. Aristote disait déjà qu’être vertueux nécessitait un long travail sur soi. Or la gratitude est une vertu. Elle nous rend pleinement humain et contribue à l’excellence de l’homme.

Ecrire c’est sacré !

En 1999, Alexandre se met à écrire pour donner sens à sa souffrance. Modeste il dit: « Ecrire c’est sacré, on ne s’apprivoise pas écrivain. » A vingt-quatre ans, poussé dans cette aventure par un médecin, il dicte en un mois son premier livre « Eloge de la faiblesse » à une amie. Il imagine alors un dialogue étonnant où il raconte sa vie et ses questionnements à Socrate.

patience-saint-françois-de-salesSaint François de Sales écrit “On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même.”

Alexandre comprend dans sa chair et dans son coeur que l’on peut accueillir la souffrance sans qu’elle nous ravage. Tant qu’on en a peur et qu’on essaye de lui résister, on s’épuise ajoute t-il. La bienveillance et l’abandon vont de pair pour consentir à ce que la vie nous offre.

Son existence est vouée à témoigner que la joie est possible en toute circonstance…

Il ajoute modeste que le succès ne guérit absolument pas les blessures. Seule une vie intérieure le peut… petit à petit…

« Le métier d’homme » (2002) donne des clés pour travailler sur soi et pour aider à comprendre que la souffrance à un sens quand on relit sa vie à postériori.

« La construction de soi » (2006) aborde la notion de peur  et ce qui nous empêche de vivre simplement dans la joie. Il s’adresse aux grands philosophes qui l’ont construit dans des lettres uniques et belles.

« Le philosophe nu » (2010) est l’ouvrage le plus personnel. On y trouve des pistes pour se détacher quand notre coeur abrite le chaos. Il partage aussi sa découverte du zen.

« La philosophie de la joie » est un livre sonore d’extraits d’émissions radio et de conférences commenté par un ami cher à son coeur Bernard Campan qui partage: « Tant que l’on veut prendre, on n’est pas dans l’amour, on est dans une forme d’attente, un peu comme le bébé qui attend la tétée. Mais donner, ce n’est ni se sacrifier, ni se débarrasser, ni couvrir de cadeaux. C’est cela, « le métier d’homme » : arriver à donner de l’amour. Et l’on ne doit pas attendre d’être arrivé pour donner. Il faut le tenter tout de suite, sinon ce serait un non-sens ! »

Alexandre est actuellement avec son épouse et ses trois enfants en Corée du Sud pour approfondir la méditation dans un monastère Zen… Chaque être sur cette terre est un cadeau pour le monde.

Sa vie est un trésor comme la vôtre, en êtes vous persuadé ?