Mon plus beau souvenir à cheval…

Gaelle du blog « Cheval facile » me donne l’occasion d’écrire un article sur mon meilleur souvenir à cheval en participant à une cavalcade d’articles. Et je la remercie pour cette occasion de me reconnecter avec cette semaine unique et magique.

J’ai commencé à faire du cheval adolescente. Moi qui suis parisienne mais savoyarde de souche, j’attendais impatiemment les grandes vacances pour me reconnecter à mes montagnes chéries et faire du cheval. J’ai pu acquérir quelques bonnes bases en équitation. Dès que j’ai pu mettre un peu d’argent de côté avec des jobs d’été, je me suis offert des randonnées d’une semaine à cheval. Etre en pleine nature, loin de tout, le bonheur surtout dans un groupe qui partageait  la même passion !

…est aussi le plus douloureux

persévérer sur le chemin

persévérer sur le chemin

Cette fois-ci j’avais choisi de faire une randonnée d’une semaine au coeur des forêts du Morvan. Après avoir sondé le niveau du groupe, le moniteur répartit les chevaux qui allaient être nos montures pour l’aventure. Je voulais un cheval qui avait du caractère pour ne pas m’ennuyer avec une monture moyenne. Je savais que l’on ne pouvait pas en changer, et que le duo devait fonctionner dès le départ.

Etoile un sacré numéro

Me voila du haut de mes 20 ans à demander ce fameux cheval pas comme les autres. Le moniteur me dit: « tu es sûre ? » d’un air narquois, je lui réponds :« oui je veux un cheval qui a du caractère comme moi ! » Il rigole et là je commence à me sentir mal et à me dire que je n’ai pas un si bon niveau d’équitation que ça et que je fais peut-être une grosse connerie ! Il va dans un box et sort Etoile, un très beau cheval, me le confie et me dit « écoute, il est vif mais ça va aller ! » 

Comment tenir ?

Tout le monde en selle, nous voila partis en forêt pour apprivoiser nos montures pendant trois bonnes heures ! Et là l’horreur ! Etoile est vif, je tiens les rennes courtes, je panique car je n’ai jamais monté un cheval au caractère si fort. Les chevaux de club sont plus doux et dociles. Au retour de la ballade, je n’en peux plus, j’ai les petits doigts quasi en sang !  Je vais voir le moniteur qui me jette en me disant froidement: « tu étais prévenue, tu le gardes ou tu ne fais pas la rando !

Je me calme, je vais m’occuper de lui… je lui parle… je lui dit qu’on va y arriver… que je m’y prends mal et que je vais mieux faire ! Le mono arrive, plus cool, content de voir que je n’ai pas rué dans les brancards, et me donne de bons conseils pour que le duo fonctionne.

Les premiers jours je n’en mène pas large, je suis épuisée à la tombée du jour, j’ai mal partout, Etoile n’est pas simple à monter. En fin de journée, pas question de penser à moi, il faut d’abord que j’aille m’occuper de lui alors que je vacille (et oui la parisienne était fanfaronne !). Puis petit à petit, à force de persévérance et de volonté, ça va mieux, je commence vraiment à jubiler ! Oui j’y arrive ! Etoile est un fabuleux cheval !

Gratitude au bout du chemin

Puis tout passe trop vite, les branches en pleine figure pendant un galop un peu trop rapide que je vis comme une caresse de la forêt, les repas pas bien bons, le groupe uni dans la même galère, la course d’orientation où on se perd, les fous rires, mon corps qui se soude à celui du cheval comme si on ne faisait qu’un j’adore, j’en redemande mais c’est bientôt la fin !

Je quitte Etoile l’âme en peine mais pleine de gratitude !

Il m’a appris à tenir malgré les obstacles et la douleur ! Je suis fière de moi ! Je suis fière de lui !

Et si vous participiez à ce festival d’articles ? C’est ouvert à tous ! Soleil au coeur !