Aujourd’hui on a peur de tout. Peur de la crise, peur du regard des autres, peur de ne pas être à la hauteur, peur de l’échec, peur de ne pas être heureux, peur de manquer d’amour, d’argent, peur de passer pour un con si l’on affirme ses idées, j’en passe et des meilleures.  Mais d’où vient cette peur qui prend aux tripes et qui peut faire basculer dans la fuite, dans le trop plein de boulot ou d’activités, dans la course folle au savoir, aux plaisirs, à la reconnaissance sociale ?

1) Retrouver amour et estime de soi !

La première réponse qui me vient à l’esprit c’est que souvent l’on manque d’amour pour soi. Chacun est un miracle de la vie, un cadeau pour le monde même si comme le partage Christian Bobin dans Les ruines du ciel: « Il y a quelque chose d’inguérissable qui traverse chaque vie de part en part et n’empêche ni la joie ni l’amour. »

Alors posons nous pour retrouver ce que nous sommes vraiment, laissons place au silence, à la réflexion, à la méditation ou à la prière pour nous connecter à plus grand que nous.

Prenons soin de nos pensées et prenons conscience de la portée de nos paroles. Nous sommes si souvent des juges impitoyables avec nous mêmes bien plus que pour les autres.

2) S’autoriser à voir grand c’est avancer !

Le philosophe Alain écrit: « La peur est ce qui gronde dans le courage, la peur est ce qui pousse au delà du but. » Si je prends les moyens de chercher où sont mes talents propres, comment je peux en vivre et comment je peux les mettre au service du monde, alors j’accepte de me dépasser et d’aller de l’avant. La peur est un indicateur pour passer à l’action. Car rester immobile fait grandir la peur ! Mon esprit s’affole, je reste paralysé, et la tentation est grande de me réfugier dans un faux cocon de sérénité.

3) Voir la peur et la prendre pour amie !

Un proverbe russe dit : « Quand on tombe dans l’eau, la pluie ne fait plus peur. »

Plus je fuis la peur, plus elle reviendra en force un jour ou l’autre ! Apprendre petit à petit que la peur est mon amie change tout. Elle peut soit me montrer le chemin pour me dépasser, soit m’indiquer que c’est dangereux et alors c’est à moi de choisir en conscience.

J’ai peur donc je fais, ou j’ai peur et je ne suis pas prêt alors je fais juste un petit pas.

peur-sagesse4) La vivre dans son corps et la dire !

Accepter la peur et la sentir monter en soi c’est bien mais comment la gérer ? Un clé qui fonctionne très bien pour moi, c’est de respirer dans ma peur, une respiration basse avec le ventre. Je l’intègre, je l’accueille et souvent bien plus vite que ce que j’aurai pu imaginé, elle diminue…

Une autre clé est d’en parler. Osez dire à quelqu’un: « J’ai très envie de travailler avec vous mais cela me fait peur. » est libérateur. La parole invite au dialogue et souvent l’autre est admiratif car osez la dire c’est se montrer vulnérable mais aussi récupérer son pouvoir intérieur.

5) Envisager le pire pour la dépasser !

Si la peur est trop forte, ou revient de façon obsédante, on peut aussi faire un travail seul ou se faire accompagner pour envisager mentalement le pire. Cette étape permet d’intégrer la notion de perte et de basculer intérieurement. Si je n’ai plus peur de perdre que peut-il m’arriver ?

6) Et basculer dans la gratitude !

Apprendre à vivre avec ses peurs c’est trouver comment les transformer pour aller vers ses rêves ! Passer à l’action par petits pas c’est découper la peur, c’est reprendre le contrôle de sa vie et c’est s’honorer tout en respectant les autres ! Alors je bascule dans la Gratitude !

Et vous, comment traversez-vous la peur ?