Toute petite je le savais déjà et je me le disais plus ou moins consciemment:

Je suis une artiste

Je ne me posais pas la question de savoir comment et pourquoi. C’était une évidence.

Tout commence par le regard

Mon grand père paternel était artiste peintre tout en étant officier dans la cavalerie, un drôle de mélange de rigueur et de liberté intérieure pour l’amour de l’art. Tous ses temps libres étaient consacrés à son travail artistique souvent au détriment de la vie familiale. Dans sa bulle il était bien, il trouvait sa raison de vivre, il se dépassait.

La peinture était sa planche de salut pour de multiples raisons. Et quand petite fille, en vacances, je souhaitais voir son travail, il était très fier.  Mais il me demandait l’effort surhumain de rester des heures dans son atelier immobile sur un tabouret alors qu’il me montrait ses dessins… Je ne tenais jamais assez longtemps à son goût et ça se terminait par un cinglant: « tu n’es vraiment pas patiente, vas retrouver tes cousins pour jouer dehors ! » Phrase pleine de colère mais libératrice ! Alors je filais jouer puis revenait vers lui toujours pour la même raison, admirer son travail !

Puis par l’envie et la passion

Ma grand mère maternelle l’était aussi mais n’a jamais repris ses pinceaux après guerre. Son mari repartant de zéro en 1945 pour remonter son affaire, elle n’a jamais osé lui demander un peu d’argent pour acheter des toiles et des tubes de couleur. Dans les années 1930, elle suivait des cours de dessin et de gravure sur bois, indépendante et fière, elle souhaitait vivre de son art avant de se marier ! Ses gravures classiques et sobres sont magnifiques. La commande d’une magnifique fresque murale dans une église l’a sauvé de la dépression après la mort brutale de son fils de 2 ans… Elle a transformé ce deuil en offrant ses talents au monde !

Elle m’a appris à regarder autrement, à analyser les formes, les couleurs. J’ai épluché ses livres d’art… C’est elle qui m’a toujours soutenue dans mes études, mes recherches, mes luttes.

Mais ni l’un, ni l’autre n’ont vécu de leur art..

Multi talents et oui !

David Laroche et Claire de Buttet

David Laroche et Claire de Buttet

J’ai toujours jonglé entre art et psychologie, des périodes avec des commandes, des périodes sans. Des boulots divers naviguant entre passion et raison. La fameuse crise a eu raison de mes pinceaux il y a deux ans.

Je me suis lancée dans une aventure toute aussi passionnante et créative, celle de la rédaction de ce blog en cherchant à transmettre le meilleur de la gratitude.

Mais aujourd’hui je sais qu’il est temps de me remettre devant une toile blanche et je sais que je vais trouver un équilibre entre peinture, écriture, vie familiale et sociale.

La peur me stimule et je passe à l’action

Alors comme j’ai forcément peur, je passe à l’action, car c’est une nouvelle habitude.  Je vous le conseille souvent et c’est un nouveau défi. Aujourd’hui je suis allé acheter une toile de 80 cm par 1m, pour moi c’est une taille moyenne ! En rentrant je jubilais !

C’est une renaissance ! Je sais que je vais vendre mes toiles…

Difficile ? Peut être pas…

Je suis motivée aussi car je sais que je vais vous inspirer, et ça me donne de la force ! Et je remercie tout spécialement David Laroche qui m’aide tant à vivre mes rêves ! Je vais donc jongler entre peinture et écriture et tout faire pour honorer mes talents ! Je suis pleine de gratitude ! 

Si vous souhaitez découvrir mon travail : Atelier Claire de B

Et si vous osiez réveiller vos talents, que feriez-vous ?